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	<title>shintoisme &#8211; Le vrai Japon. フランス発見 | Nippon.fr</title>
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		<title>Les religions au Japon</title>
		<link>/fr/archives/893</link>
		<pubDate>Fri, 20 Jul 2007 17:45:05 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Coutumes et Traditions]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<description><![CDATA[Au Japon, deux religions cohabitent et se mélangent dans la vie d&#8217;un japonais : le shintoïsme et le bouddhisme. Une telle mixité est difficile à comprendre pour un occidental, habitué aux grandes religions monothéistes et exclusives. Un grand nombre de sectes découlent également des ces religions, avec des pratiques différentes, compliquant encore plus le tableau. &#8230; <a href="/fr/archives/893" class="more-link">Continue reading <span class="screen-reader-text">Les religions au Japon</span> <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Au Japon, deux religions          cohabitent et se mélangent dans la vie d&#8217;un          japonais : le shintoïsme et le bouddhisme. Une          telle mixité est difficile à comprendre          pour un occidental, habitué aux grandes religions          monothéistes et exclusives. Un grand nombre          de sectes découlent également des ces          religions, avec des pratiques différentes,          compliquant encore plus le tableau. Enfin, on y trouvera          aussi une petite communauté chrétienne          (2% de la population), issue des comptoirs portugais          que le Japon a connu de 1543 jusqu&#8217;à leur fin          et l&#8217;interdiction du christianisme en 1637.</p>
<p><strong>Le                            shinto</strong></p>
<p><strong><img src="../../imgs/religion/niou.js" /></strong></p>
<p>Le          shinto (la Voie des dieux) est la religion d&#8217;origine          du Japon. Il regroupe en réalité un          ensemble de croyances et de superstitions populaires          liées à la nature. A chaque élément          de la nature correspond une divinité, ou plutôt          un esprit (kami). Il y a donc des divinités          nationales pour les éléments les plus          importants mais surtout une multitude de divinités          locales, pour tous les lieux particuliers. On trouvera          par exemples des divinités pour les animaux,          les forêts, les montagnes, les rizières,          les eaux, les sols, etc. Ces kami peuvent être          bienveillants ou maléfiques, on cherche donc          dans tous les cas à s&#8217;attirer leur bienveillance          par des offrandes, des rituels et des fêtes.</p>
<p><img src="../../imgs/religion/kamidana.js" /></p>
<p>Les          origines du Shinto sont très lointaines et          remontent probablement à la protohistoire.          Il n&#8217;a commencé à se structurer réellement          qu&#8217;au XIV° siècle. Mais à la fin          du XVIII° et pendant l&#8217;ère Meiji, il fut          utilisé politiquement. On y trouva une légitimation          divine du pouvoir impérial : d&#8217;après          des mythes anciens, le premier empereur de l&#8217;histoire          du Japon, Jimmu, serait le petit-fils de la déesse          du Soleil Amaterasu.<br />
Le nationalisme pendant la guerre a cherché          à utiliser le shinto en le proclamant religion          d&#8217;état, dans laquelle l&#8217;empereur faisait figure          de dieu vivant. Le mythe de l&#8217;empereur dieu vivant          n&#8217;aura donc été qu&#8217;une construction          politique récente. En fait, les japonais n&#8217;y          ont jamais vraiment adhérer, ce qui explique          qu&#8217;ils n&#8217;aient pas été choqués,          n&#8217;y qu&#8217;aucun mouvement de révolte ne se soit          produit lorsque l&#8217;empereur Hirohito, après          la défaite, a renoncé à ce mythe          publiquement, à la demande des américains.<br />
Le nationalisme indéniable de l&#8217;époque          avait donc des racines sans lien avec la religion.</p>
<p>Le          shinto ne s&#8217;embarrasse pas de métaphysique          et reste terre à terre, quelque peu égocentrique.          Les japonais y croient sans y croire et aiment à          maintenir le folklore. Par superstition et sensation          de bien-être, il est toujours bon de faire une          offrande et un vœu pour avoir une bonne santé,          de l&#8217;argent ou à la veille d&#8217;un évènement          important : passage d&#8217;examen, voyage, naissance, mariage,          etc. Le shinto est ainsi entouré d&#8217;une atmosphère          bon enfant, festif, dénué de tout sens          tragique.</p>
<p><img src="../../imgs/religion/jinsei21.js" /></p>
<p><img src="../../imgs/religion/yashamon.js" /></p>
<p><strong>Le          bouddhisme</strong></p>
<p><strong><img src="../../imgs/religion/sannbutu.js" /></strong></p>
<p>Le          bouddhisme, originaire d&#8217;Inde, fut importé          au Japon par l&#8217;intermédiaire de la Chine au          VI° siècle. D&#8217;abord réservé          à l&#8217;élite, il s&#8217;est lentement répandu          dans la population sous la forme de deux grands courants          principaux, déclinés en une multitudes          d&#8217;écoles de pensées (sectes) : l&#8217;amidisme,          foi dans le bouddha Amida qui apporte la sagesse et          sauve les hommes, et le zen, composé de réflexion          philosophique abstraite et de divers exercices méditatifs.<br />
Dans le christianisme ou l&#8217;islam, les pratiques religieuses          ne sont que la manifestation de la foi.<br />
En revanche, les pratiques du bouddhisme s&#8217;inscrivent          dans la recherche de la foi, l&#8217;approche de la sagesse          absolue. L&#8217;échec apparaît donc comme          acceptable dans ce cadre, ce qui fait du bouddhisme          une religion non totalitaire, ni absolue ou exclusive*.</p>
<p><img src="../../imgs/religion/gomado2.js" /><br />
C&#8217;est pourquoi le bouddhisme japonais a pu parfaitement          s&#8217;accommoder du shinto, en considérant les          kami comme des manifestations locales de bouddhas.          Cette intégration est telle que parfois sanctuaire          shinto et temple bouddhiste sont dans une même          enceinte. Le régime Meiji s&#8217;est également          heurté par le passé à la résistance          de la population, en voulant séparer les deux          religions pour imposer un shinto d&#8217;état purifié.<br />
Grâce à cette tolérance, l&#8217;histoire          du Japon se trouve quasiment vierge de tout conflit          religieux. L&#8217;interdiction du christianisme était          une volonté politique du shogun, mais n&#8217;a jamais          été provoquée par les moines          bouddhistes.</p>
<p><img src="../../imgs/religion/j-1.js" /></p>
<p>Le          bouddhisme conduit à un certain fatalisme :          la misère, l&#8217;injustice sont certes regrettables          mais sont le fruit de l&#8217;action humaine. On a donc          ce que l&#8217;on mérite. Ceux qui souffrent paient          leurs actes passés ou ceux d&#8217;une vie antérieure.          Cela explique le grand sentiment de culpabilité          de ceux qui échouent (les patrons de PME ayant          fait faillite, disparaissant pour leur entourage et          devenant des sans-abris en sont un exemple) et la          pratique de la charité moindre.<br />
Les âmes des défunts voyagent et reviennent          sur Terre lors de la fête O-Bon à la          mi-août.<br />
S&#8217;il s&#8217;est agi d&#8217;une mort violente ou contrariée,          l&#8217;âme est condamnée à errer sans          fin en quête d&#8217;une solution ou d&#8217;une vengeance.          D&#8217;où la croyance répandue parmi les          japonais dans les fantômes. Au Japon, c&#8217;est          donc le bouddhisme uniquement qui prend en charge          les cérémonie funéraires et tout          ce qui touche à la mort, que l&#8217;on soit croyant          ou pas.</p>
<p>*Proverbe          bouddhiste japonais : &#8220;Nombreux sont les chemins          qui mènent au mont Fuji, mais certains sont          moins escarpés que d&#8217;autres.&#8221;</p>
<p><img src="../../imgs/religion/p012.js" /></p>
<p><strong>Le          confucianisme</strong></p>
<p>Le confucianisme n&#8217;est pas une religion. Mais, le          shinto et le bouddhisme n&#8217;imposant pas de grandes          contrainte, le Japon s&#8217;est trouvé dans le confucianisme          un complément de pensée, une véritable          conduite morale. Cette doctrine, morale politique          et familiale, bien que n&#8217;étant plus enseignée          dans l&#8217;enseignement primaire et n&#8217;étant plus          structurée au Japon, est restée diffuse          dans les mentalités, consciemment ou non. Elle          prêche fidélité, loyauté,          piété filiale, respect aux anciens et          l&#8217;idée de l&#8217;amélioration permanente          de soi par l&#8217;étude. D&#8217;où l&#8217;assiduité          des japonais aux études mais également          leur empressement à aborder des activités          nouvelles qui peuvent être ludiques, dans les          nombreuses écoles proposées à          cet effet : cuisine française, danse, art du          thé, art floral, etc.</p>
<p>Ainsi          donc, le japonais naît, grandit et s&#8217;amuse shinto,          s&#8217;éduque confucéen, se marie chrétien,          vit dans l&#8217;irréligion et meurt bouddhiste ?          C&#8217;est un lieu commun, mais il a bien une part de vérité.          En fait, le japonais ne cherche pas dans la religion          une vérité absolue, mais un apaisement.          Ces faits peuvent être très déroutants          voire choquants pour un occidental, mais il n&#8217;en est          rien : dans son contexte, cet apparent désordre          est en réalité une vraie harmonie, où          tout s&#8217;agence naturellement.</p>
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