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Articles classés par catégories sur le Japon et la vie des japonais

Le taux de suicide

Le taux de suicide est l’argument qui revient systématiquement chez les détracteurs a-priori du Japon et de sa société. Même s’ils ne se sont jamais rendu dans ce pays, ils en ont l’image du société infernale, bétonnée, cloisonnée, habitée par des zombies humains obsédés, névrosés à force de travail.

Ce type de préjugé est profondémment ancré dans les pays européens.

Les chiffres : le Japon dans la “moyenne”

Je vous soumet donc le tableau de statistique suivant issu de l’OMS*, présentant le taux de mortalité par suicide pour 100 000 habitants dans les pays industriels :

Taux de mortalité par suicide pour 100 000 personnes

Pays
1846-1855
1896-1905
1926-1935
1960
1980
2000
Allemagne
11.5
20.4
27.4
18.8
20.9
14.2
Autriche
4.9
18.6
38.0
23.1
25.7
19.0
Danemark
25.9
22.4
17.6
20.2
31.6
17.0
Finlande
4.0
5.1
19.7
20.4
24.7
23.8
France
8.9
20.8
19.8
15.9
19.4
17.5
Hongrie
3.2
20.5
31.5
24.9
44.9
31.6
Italie
3.1
6.3
9.3
6.1
6.4
8.2
Russie
2.6
3.3
4.5
36.0
40.1
Suède
6.9
14.6
15.7
17.4
19.4
14.2
Etats-Unis
5.8
10.3
14.7
10.6
12.2
11.3
Japon
18.0
21.3
21.6
17.6
25.1
* Organistion Mondiale de la Santé
Tous les chiffres à partir de 1960 sont issus de l’OMS.
Auparavant, la source est Histoire de la violence, CHESNAIS J.-C.

Comme vous pouvez l’observer, le taux de suicide est variable au cours du temps et son augmentation est intimement lié à des contextes politico-socio-économiques difficiles à l’échelle d’un pays.

Il ne s’agit certes pas de se conforter d’un taux de suicide quel qu’il soit, mais vous aurez constaté que le taux de suicide au Japon est dans la moyenne des pays industrialisés. Ni plus, ni moins.

Ces chiffres étant plus au moins fluctuant, vous observerez, peut-être surpris, que selon les périodes, la France, entre autres pays occidentals, présente un taux plus élevé que celui du Japon.

Une culture du suicide ? NON

Il est une chose que ces chiffres démontrent de façon sûre : le taux de suicide d’un pays n’est ASSUREMENT PAS un phénomène culturel. Certes, le code de l’honneur japonnais, remontant à la tradition des samourai, préfère en situation extrême le suicide (Harakiri) au déshonneur. Mais, et spécialement aujourd’hui, cela appartient au mythe et ne peut qu’être marginal.

Des villes invivables ? NON

Il ne faut pas négliger le stress induit par l’urbanisation, mais il ne faut pas en exagérer les effets. Bien sûr, on aime ou on n’aime pas les grandes villes, on les supporte ou pas. Cependant, au Japon, ce stress est compensé par une paix sociale et approche des services centrée sur l’utilisateur, apportant une notion de confort inconnue en occident. Ce n’est en tout cas pas un enfer poussant au suicide.

Les conditions de travail ? NON

Les conditions de travail dites insuportables au Japon apparitiennent au mythe. Si les japonais travaillent effectivement sérieusement, leur semaine de travail est de 40 heures… On pourra dire qu’ils effectuent beaucoup d’heures supplémentaires non comptabilisées et qu’ils ne prennent que peu de vacances, c’est vrai. Mais certains cadres ou chefs d’entreprises de nos sociétés, et encore plus dans les sociétés américaines, connaissent le même rythme.
Bref, les japonais ne sont pas malades de travail (ils savent s’amuser) et leur assiduité au travail correspond à un mode de pensée qui leur est propre. Non, le japonais ne se suicide pas parce qu’il travaille trop !

Conclusion : les japonais ne sont pas spécialement suicidaires !

En conclusion, le suicide au Japon n’est du ni à une culture spécifique, ni au stress, ni aux conditions de travail. En un mot, le suicide n’est pas spécifique au Japon, mais aux sociétés humaines de tous temps. Les causes de suicide sont somme toutes , hélas, banales. Comme partout, on y verra des causes psychologiques, économiques, dans une certaine mesure sociales… Je suis tout à fait incapable de vous en présenter les causes, et cela serait hors sujet dans le cadre de ce site.

En tout cas, une lecture simple des taux de l’OMS nous aura permis d’écarter un grand nombre de préjugés, qui ont la vie dure et que ce site essaie de combattre.

Le karaoke

Le karaoke est une activité désormais populaire dans le monde entier. Mais c’est du Japon que tout est parti. D’un Japon d’après-guerre, alors désireux par réaction d’orgueil de rattraper puis dépasser l’occident dans tous les domaines, notamment artistiques comme la musique.

C’est donc dans ce contexte de volonté d’innover, de créer quelque chose d’original, qu’est apparu le karaoke dans les années 1970.

Kara signifie “vide” et oke vient de “orchestre”. “Vide” sous-entend ici “sans voix”, soit l’orchestre sans les voix, ce qui désigne assez bien l’activité qu’est le karaoke : chanter soi-même des chansons connues en s’aidant de leurs fonds musicaux et de leurs paroles que l’on doit retrouver sur un dispositif (une TV de nos jours).

En 1976, le karaoke est très loin de sa forme actuelle. Il ne consiste qu’en un simple lecteur de K7 adaptées et n’est diffusé qu’à discrétion, dans quelques clubs ou pubs.

En 1977, une version familiale “home box” de cet appareil est lancée, et surprise : c’est un carton ! Même dans les campagnes les plus reculées, tout le monde se l’arrache.
En 1978, on trouve pour la première fois l’appareil accompagné d’un écran : on peut maintenant lire les paroles interractivement.
Avec une telle innovation, le succès se poursuit exponentiellement. A tel point que le gouvernement se voit obligé de légiférer dès 1979 : en effet, les troubles de voisinage augmentant avec les nuisances sonores, les plaintes afluaient.

C’est aussi pendant cette période que le succès du karaoke dépasse le cadre du seul Japon : les exportations montent en flèche.

Ensuite, le karaoke continuera tout simplement sur sa lancée, évoluant au fil du temps en intégrant les toutes nouvelles technologies (1982 : le premier appareil intégrant les disques lasers, 1989 : l’appareil ressemble alors à un walkman équipé d’un micro).

machine karaoke
voilà à quoi ressemblent les derniers modèles de karaoke : un simple micro…

Mais ce genre d’appareils individuels est aujourd’hui quelque peu passé de mode au Japon. Les japonais lui préfère les “karaoke box” (la première est apparu en 1986). Sont désignés par là en fait les établissements spécialisés dans le karaoke, qui offrent de nombreuses salles individuelles à louer (de toutes tailles, par forfaits à l’heure, la nuit, etc.), et pouvant parfois occuper jusqu’à un immeuble entier. Les salles étant insonorisées à l’extrême, on peut s’époumoner sans déranger les voisins, ce qui explique sûrement leur succès.

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Accueils de Karaoke box

Les japonais aiment s’y rendre entre amis ou même seuls. Les étudiants les affectionnent particulièrement, ce qui conduit parfois à des “extrêmes”, que facilite l’isolation des salles : fuite de la maison, retard scolaire, drogue…

Mais, rassurez-vous, cela reste extrêmement rare et ces établissements sont loin de ressembler à des lieux de dépravation, glauques ou dangereux.

Bien au contraire, ils sont souvent très classieux et tout est organisé, comme dans beaucoup d’endroits au Japon, pour le plus grand confort. Installé confortablement dans un fauteuil, vous pourrez déguster boissons, en-cas ou repas : pour cela, rien de plus simple, il vous suffira de décrocher le téléphone présent dans votre “box” et d’appeler le serveur.

Avec la télécommande, vous vous déplacerez dans les menu de la TV grand écran et choisirez votre chanson parmi des milliers, du monde entier et de tous les genres (le répertoire est impressionant). Ne vous faites pas de souci non plus pour la qualité du son : on est bien au Japon, tout est hi-tech !
Un fois que vous aurez fini de chanter, vous pourrez obtenir votre score, ainsi que votre propre compilation (avec votre voix) sur CD !!!

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Une salle assez grande, relativement classique De magnifiques écrans tout autour de la pièce ! Pourriez-vous monter sur la scène ?

Les japonais et le thé

Il y a une grande variété de boissons non alcolisées au Japon, comme par exemple différentes sortes de café, de jus de fruit ou autres boissons sucrées, mais nous, les japonais, continuons de boire souvent du thé pour différentes raisons.

Quelquefois, nous buvons du Coca ou une autre boisson artificiellement colorée de ce genre, mais nous n’en buvons pas quotidiennement en général. Sachant que ce n’est pas très pour la santé, nous recherchons une boisson bénéfique pour le corps, sur le long terme.

Par exemple, un composant du thé, appelé KATEKIN, a une action prouvée contre les germes et les virus dans le corps. Il est par ailleurs cru que le fait de se gargariser avec du thé vert va aider à lutter contre le mal de gorge. C’est ce que je fais parfois en hiver, ou quand j’ai un rhume.

Le thé est non seulement bénéfique pour la santé mais rafraîchissant, contrairement aux autre boissons sucrées et collantes. En effet, il faut savoir que notre thé n’est jamais sucré et que nous pouvons le boire aussi bien chaud en hiver que froid en été.

L’Histoire du thé japonais

Le lieu d’origine du thé est supposé être quelque part dans les régions montagneuses entre la Chine et l’Inde, même s’il n’y a aucune preuve archéologique de ceci.

Par conséquent, au Japon plusieurs questions se posent : quand et par qui le thé a-t-il été introduit au Japon ? ou y avait-il des espèces indigènes au Japon ? Le mystère des origines du thé japonais a été particulièrement étudié, mais nous n’avons toujours pas de réponse à ce jour. En supposant simplement, il semble raisonnable de penser que le thé a été introduit au Japon par l’influence culturelle du continent, de la même façon que la culture du riz et le bouddhisme.

En particulier, l’introduction du thé semble difficile à expliquer sans regarder du coté du bouddhisme. Dans le passé, beaucoup d’élites japonaises ont voyagé dans le continent à la recherche de nouvelles connaissances et les prêtres bouddhistes ont apporté beaucoup de nouvelles idées aussi bien que le bouddhisme lui-même au Japon. Parmi ces nouvelles choses se trouvait peut-être le thé. Parce qu’il a été utilisé pour les exercices ascétiques du Zen, on suppose ainsi qu’il s’est répandu en même temps que la religion.

Les origines du thé

Le professeur Matsushita de l’université de Aichi nous parle des origines du thé, suite à ses recherches sur les variétés d’arbres au Japon et les différentes cultures et styles de vie qui s’y rapportent.

..
La couleur rose montre les plants de thé qui poussent naturellement.
Les flèches montrent la route du thé.

Le professeur nous résume les indices – en fait des similarités entre les usages apparus au Japon et ceux du continent – qui ont conduit à reconstituer cette route du thé :
1 : une nouvelle façon de soumettre à la vapeur et griller les feuilles de thé est utilisée dans le thé japonais
2 : similarité dans la façon de préparer un porridge avec du thé ou de mettre du sel dans le thé

3 : coutume d’utiliser le thé comme un présent de mariage

4: concordance entre l’apparition du bouddhisme et du thé

Le prix du thé

  • La consommation

Bien que la consommation de feuilles de thé diminue, la consommation de boissons à base de thé augmente. La quantité de feuilles de thé consommée par personne pendant l’année 2001 était de 365g, soit 1.6 % de moins que l’année précédente. De même, la dépense réelle sur les feuilles de thé a atteint 1 990 yen par personne et par an, soit en baisse de 5.3 %, alors que la dépense sur les boissons de thé a atteint 1 470 yen, soit une hausse de 29.8 %.

La consommation de boissons de thé est notamment en augmentation dans les principaux supermarchés. Les ventes de feuilles de thé vert ont diminué de 7.5 %, de thé noir ont augmenté de 1.7 %et celles de thé Oolon de 4.9% en 2001. Cependant, les boissons à base de thé se vendent bien, avec le thé noir en hausse de 9.7 %, le thé vert en hausse de 55.8 % et le thé Oolon en hausse de 16.8 %.

Consommation domestique de thé

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1,470yen pour les boissons à base de thé, 365g pour les feuilles
(* 8,9…13 in the margin can be converted into 1996…2001 )

Les ventes de thé dans les plus grands supermarchés

.
légende : 674 concerne les boissons de thé, 88 les feuilles de thé

  • Les effets du thé

Comme je l’ai mentionné au début de cette page, les japonais prêtent beaucoup d’attention à leur santé, et cette attitude contribue à renforcer la consommation du thé.

Le thé contient plusieurs ingrédients bénéfiques, en fonction de son type, et il a été prouvé qu’il lutte efficacement contre l’apparition du cancer.

De plus, il est reconnu que le polyphénol du thé limite l’augmentation du taux de cholestérol. C’est pourquoi le thé est particulièrement recommandé comme boisson diététique.

Pour les mêmes raisons, d’autres produits sont conçus à base d’extraits de thé, comme des cosmétiques ou encore des détergents, et sont populaires parmi les consommateurs.

La production

La production globale de thé vert est en augmentation. En 2001, l’importation de thé était de 17 139 tonnes, en hausse de 23.8%.

La consommation

.
La partie en jaune montre la quantité de thé utilisée dans les produits manufacturés, celle en violet la quantité utilisée dans les boissons de thé et celle en bleue la quantité vendue sous forme de feuilles.

La consommation nationale (des 12 plus grandes préfectures)

Le nombre de cultivateurs de thé est en diminution d’année en année. Il y avait 102 400 cultivateurs en 2001, soit une baisse de 9.1% par rapport à l’année précédente et une baisse de 30% par rapport à 1996. La surface cultivée est aussi en baisse. Elle était de 89 000 ha en 2001. Parmi les principales régions productrices, la surface productive de la préfecture de Kagoshima progresse de 2%, celle de Mie de 1%, comme celle de Nagasaki, alors que celles des préfectures de Saitama et Kumamoto diminuent de respectivement 5% et 4%.

La surface des champs de thé et la production de thé Ara, séché après avoir été cuit à la vapeur.

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8.5 tonnes concerne le thé Ara et 8.9ha la surface.

Importation et Exportation

L’importation de thé vert est en augmentation, car le thé étranger est moins cher et sa qualité s’améliore. En 2001, cela représente 17 739 tonnes, soit une hausse de 23,8%. La majeur partie est importée de Chine (94,2% du total, à un prix de 318 yen/kg). L’exportation était habituellement très importante, grâce à l’intérêt des autres pays pour le thé vert, mais elle est en baisse depuis 2000 et représentait seulement 599 tonnes en 2001, en baisse de 12%.

Importation et exportation de thé vert

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Le thé de Chine

Comme la consommation nationale se maintient, l’importation de thé chinois est en augmentation afin de pourvoir à une variété croissante de boissons de thé. Le prix du thé importé est entre 30 et 50% moins cher que le thé national. La Chine a une longue histoire de culture du thé et leur production atteint les 700 000 tonnes. Ils en exportent à peu près 150 000 tonnes, ce qui les place en premiers exportateurs mondiaux. Récemment, ils ont fait du marché américain leur cible principale, parce que de plus en plus d’américain se sentent concernés par leur santé et s’intéressent ainsi au thé.

Importation de thé vert

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Le violet représente la part des importations de Chine et en bleu celle des autres pays.

Les boissons de thé vendues au Japon :



et il y en a d’autres

La cuisine japonaise

Depuis que j’ai commencé à vivre à Paris, la cuisine japonaise me manque. Il y a plusieurs épiceries japonaise à Paris, mais leurs prix sont deux à trois fois plus élevés qu’au Japon. Par exemple, une simple bouteille de thé glacé vert coûte plus de 2€, alors qu’au Japon elle vaut 1€. Si vous ne connaissez pas la valeur réelle du produit, vous n’attacherez peut-être aucune importance au fait de l’acheter, quelque soit son prix sur l’étiquette. Mais en ce qui me concerne, je trouve cela ridicule. J’ai cependant conscience que j’en demande un peu trop, que des personnes travaillent aux échanges entre les deux pays et qu’il faut bien payer ces services…

En fait, je me montre tout simplement patiente jusqu’à mon retour au Japon. Ci-dessous, je vais vous montrer quelques plats typiques qui me manquent particulièrement. Je vous les conseille particulièrement si vous aviez la chance de faire un voyage au Japon.

Tenpura
Le Tempura est un plat de crevettes, de petits poissons, de poulpe et de légumes généreusement fris après avoir été plongés dans une pâte spéciale. Le tout accompagné d’une sauce elle-aussi spécialement assortie.

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Nigiri-Sushi
Le Nigiri-sushi est un genre de sushi, consistant en un filet de poisson cru déposé sur une boule de riz ovale. On le mange après l’avoir trempé dans la sauce de soja.

oshinagaki

Sukiyaki
Le Sukiyaki est un plat de boeuf finement coupé en filets, avec des oignons, du tofu et des champignons shiitake, le tout directement cuit dans un plat posé sur la table. Du sucre, de la sauce de soja et du sake viennent viennent assaisonner l’ensemble.

sikiyaki

Sashimi
Le Sashimi est un fin filet de poisson cru, que l’on mange après l’avoir trempé dans la sauce de soja et accompagné d’un peu de wasabi. Parmi les poissons les plus populaires pour ce met, on retrouve du thon ou de la seiche.

Shabu-shabu
Le Shabu-shabu est un plat de tranches de boeuf en finement coupées et de légumes cuits dans une poêle peu profonde. is a dish of thinly sliced beef and vegetables cooked in a shallow pan. La viande est d’abord brièvement bouilli dans un bouillon puis plongé dans une sauce spéciale. Une fois que la viande a été mangée, les légumes et le tofu sont cuisinés dans la même poêle.

syabu

Yakitori
Le Yakitori est un plat de brochettes de poulet grillé. Les morceaux de poulet et de légumes sont disposés sur des brochettes de bambou, grillés sur un feu de charbon de bois et plongés dans une sauce sauja sucrée.

yakitori

Unagi-no-Kabayaki
L’Unagi-no-Kabayaki est une anguille grillée au feu de bois, arrosée d’un mélange de sauce de soja, de sucre et de sake. Cela s’accompagne habituellement de riz chaud. Si vous voulez goûter un Kabayaki réellement délicieux, allez dans la ville de Hamamatsu (préfecture de Shizuoka). C’est leur spécialité.

haru .

Okonomiyaki
L’Okonomiyaki est la crêpe japonaise, cuite sur une plaque en fer. Elle est constituée d’un mélange de pâte et de morceaux de viande, de fruits de mer, d’oeufs et de choux. Osaka a un grand nombre d’excellents restaurants d’okonomiyaki, car c’est leur spécialité.

Takoyaki

Les Takoyaki sont des boulettes d’octopus grillés. Parmis les ingrédients, on retrouve de la pâte à crêpe, des poulpes et de la fleur d’oignon. Vendus dans des stands sur la rue, le takoyaki est grillé sur une plaque en fer et servi avec des lammelles de poisson séché et une sauce épaisse.

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Oden
L’Oden est plat cuit à la vapeur dans lequel on trouve toute une variété d’ingrédients comme le tofu, des oeufs, du radis blanc, de la pâte de poisson frite et des pommes de terre. Tout ceci est cuit dans un grand pot et assaisonné de bouillon de poisson. Une moutarde forte peut servir de condiment. Il s’agit d’un plat hivernal.

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Yakiniku
Le Yakiniku est le barbecue japonais. Le boeuf finement déoupé et les légumes sont grillés, servis avec une sauce spéciale à base de sauce de soja et de miso. Se mange accompagné de riz chaud.

niku

Chawanmushi
Le Chawanmushi is une coupe d’oeuf renversé avec du poulet, des crevettes et des légumes. Des feuilles de trèfle sont souvent posées sur le dessus comme garniture.

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Udon
Les Udon sont des pâtes blanches faites de farine de blé, habituellement mangées dans une soupe chaude.

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Soba
Les Soba sont des pâtes beiges faites de sarrasin. Elles peuvent être mangées chaudes dans du bouillon ou froides après avoir été plongées dans une sauce toute particulière. Ma ville natale en a de particulièrement réputées (regardez notre galerie de photos sur Izushi).

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Somen
Les Somen sont des pâtes blanches très fines à base de farine de blé, servies en général avec des légumes dans de grands verres d’eau glacée. Elles sont mangés après avoir été portées dans une sauce spéciale. Ce plat est idéal l’été pour se rafraichir. Celui servi dans une soupe chaude, pour l’hiver, est appelé Newmen !

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Ochazuke
Le Ochazuke est un bol de riz sur lequel on verse de l’eau chaude ou du thé vert. Du saumon grillé, des oeufs de morue, du porphyra ou des cornichons sont posés sur le dessus. Un peu de wasabi peut aussi être ajouté.

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Donburimono
Le Donburimono est un plat servi dans un bol large et profond. Des Tempura, de l’anguille braisée, de l’oeuf ou du poulet sont déposés sur le riz.

gyudon ikuradon

Sekihan
Le Sekihan est du riz cuit en vapeur avec des haricots rouges. Comme le rouge est considéré comme la couleur de la joie, ce plat est préparé pour des occasions comme les fêtes ou les anniversaires.

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Zosui
Le Zosui est un genre de porridge fait de riz et de légumes. Le riz bouilli est cuisiné dans une soupe assaisonnée de sauce soja et ensuite mélangé avec des feuilles de trèfle, des oeufs et des fruits de mer.

zousui

Tukemono
Les Tukemono sont des cornichons japonais. Les légumes marinent avec du vinaigre, sel, du riz fermenté, du miso ou du sake. Ils servent habituellement d’accompagnement à d’autres plats. Mes favoris sont les Shibazuke (première image à gauche). Kyoto a de nombreux magasins vendant ces Tukemono.

akashiba hakusai kyuri nasu

Umeboshi
Les Umeboshi sont des prunes vinaigrées, en général mangés au petit déjeuner. Très acide.

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Tsukudani
Le Tsukudani est un plat tout préparé, habituellement à base de poisson, de coquillage ou d’algue, bouillis avec de la sauce de soja et du sucre.

tukuda

Kon-nyaku
Le Kon-nyaku est un gâteau gélatineux, fait de fécule et de racine d’une plante japonaise. Similaire au tapioca, il est souvent utilisé comme ingrédient dans les oden, sukiyaki ou autres plats.

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Katsuobushi
Le Katsuobushi est de la bonite séchée qui a été séchée en lamelles légères comme du papier. C’est utilisé pour rajouter du goût dans d’autres plats ou soupes japonais.

hana honhusi

Chikuwa
Le Chikuwa est un gâteau au goût de poisson en forme de tige de bambou. Souvent utilisé comme ingrédient de l’oden.

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Kamaboko
Le Kamaboko est un gâteau au goût de poisson, cuit à la vapeur, qui prend la forme d’un demi-cylindre, placé sur un morceau de bois. Sa surface est souvent teintée de rouge pour les occasions festives et ce mélange de blanc et de rouge est symbolique d’une célébration.

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Nori
Le Nori est de la porphyra séchée (une sorte de fruit de mer). Souvent mangé avec du riz pour le petit déjeuner après avoir été trempé dans de la sauce soja. Beaucoup de différentes sortes d’Onigiri, boules de riz enroulées dans des nori, sont trouvés dans toutes les épiceries au Japon.

topga

Wakame
L’algue Wakame est souvent mangée dans la soupe Miso. C’est très bon pour la santé et il lui est prêté des vertues nutritives pour les cheveux !

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Miso
La Miso est de la pâte de soja fermentée. Elle est beaucoup utilisée dans différents plats comme la soupe Miso ci-dessus.

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Natto
Les Natto sont des haricots cuits à la vapeur puis fermentés. Ils sont mélangés dans de la sauce de soja, de la moutarde et des fleurs d’oignon émincées quand ils sont mangés. C’est gluant et puant, mais vraiment très bon pour la santé. Essayez ! Délicieux avec du riz chaud !

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Je ne peux plus attendre de retourner au Japon ! J’aime la nourriture française. Elle est réellement délicieuse. Mais, quelquefois, je ressens le besoin de manger quelque chose de naturel, sans crème ou épice. Je veux pouvoir goûter le goût de chaque ingrédient. Ici les gens mettent du sucre dans le thé japonais, alors que nous préférons son goût brut et ainsi apprécier pleinement les différences entre chaque sorte.

Setsubun, le jour des graines de soja

Un évènement culturel japonais
Le jour où l’on jette des graines de soja, appelé Setsubun, est le jour juste avant le premier jour du printemps selon le calendrier lunaire, habituelle le 2 ou le 3 février. Setsubun signifie changement de saison. Les cérémonie de jets des graines de soja sont tenues dans les maisons, les sanctuaires et les temples, dans la croyance que cela apportera de la chance et repoussera les mauvais esprits.

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Dans un temple. Les gens essayent d’attraper les graines bénites qui apportent le bonheur.

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Devant l’entrée, des gens attaquent symboliquement les mauvais esprits.

Comment se déroule cette journée ?
Je n’ai pas été à cette célébration depuis longtemps, mais quand j’étais petit c’était un grand évènement. Il y avait réellement beaucoup de graines toute la journée ! Pour être honnête, je n’aime pas vraiment les graines de soja, même si j’apprécie les produits qui en dérivent. Pour cette raison, mes souvenir à propos de cette cérémonie ne sont pas si agréables.

D’abord, au repas de l’école, les graines, soigneusement rangées, étaient servies en dessert. Je me souviens de mes camarades, excitées par ce dessert inhabituel. Moi, j’étais forcée de terminée tout le repas. Les repas scolaires sont préparés au Japon avec une grande attention portée sur la nutrition et les calories. Une liste mensuelles des repas qui seront servis est donnée au début du mois, avec des espèces d’annotations nutritionnelles. Chaque fois, le simple fait de recevoir cette liste me remplissait l’estomac. J’étais plutôt mince et n’avait pas beaucoup d’appétit à cette époque. Quand le professeur trouvait quelque nourriture délaissée sur mon assiette, il m’ordonnait de rester dans la salle pour finir complètement le repas pendant que les autres enfants étaient en train de jouer au dehors pendant le temps de pause. Cela reste de durs souvenirs.

Ensuite, après cette épreuve, une autre m’attendait à la maison en ce jour spécial.

Avant le dîner, ma mère préparait beaucoup de graines de soja et mon père portait un masque de monstre maléfique appelé ONI. Et puis nous commencions à lancer les graines sur l’ONI, en disant “oni wa soto, fuku wa uchi”, ce qui veut dire “le mal dehors, le bonheur dedans”. L’ONI courrait dans toute la maison et finallement en sortait, pourchassé. Je ne me souviens pas qui récoltait toutes les graines qu’on dispersait, mais c’était vraiment drôle. Après le jeu, cependant, mes parents me disaient à nouveau : “pour ta santé, tu dois manger autant de graines que ton âge”. Je redevenais de mauvaise humeur, pensant au nombre de graines que j’aurais dû manger en une journée.

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ONI: ils apparaissent souvent dans les légendes japonaises.

Après, la prochaine étape est un agréable repas. Dans l’ouest du Japon, nous mangeons traditionnellement le “Maki zushi” (sushi enroulé dans l’algue Nori). Il est dit que manger cela silencieusement, en souriant et en se tournant vers la direction bénite de l’année apportera beaucoup de joie. C’était une situation très drôle et il est normalement très malpoli de manger d’un seul coup le long sushi sans l’avoir découpé auparavant. Maintenant, cette coutume est répandue dans tout le Japon.


Comment faire le Maki zushi.

Voyons un peu l’histoire de cette coutume de manger le Maki zushi le jour de Setsubun. Elle est originaire de la préfecture d’Aichi, et elle fut introduite à l’échelon national en 1977 par l’association Oska Nori (des produits de la mer) pour une campagne de promotion. Ensuite, les entreprises de sushi en profitèrent pour relayer cette campagne. C’est un peu commercial, tout comme notre jour de la Saint-Valentin (voir l’article ici). En tous cas, beaucoup de japonais ne connaissent peut-être pas cette histoire et célèbrent joyeusement la fête en famille.